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Le projet
Michel Serres

L'Édito

Je mesure combien notre mission est cruciale et singulière. Nous ne nous prenons pas pour une institution inclassable ou supérieure, une tour d’ivoire jouissant d’un statut que d’aucuns jugent démodé.


Nous formons, dans nos spécificités, un lieu ouvert où peuvent s’exercer librement les travaux scientifiques, littéraires et artistiques, au service de tous.

C’est en cela que nous sommes une institution républicaine. C’est en cela que la France montre, en nous plaçant sous la protection du chef de l’État, qu’elle est fidèle à elle-même : une grande nation qui garantit la liberté de pensée, de création et de recherche, en dehors des querelles partisanes. Nous voulons scrupuleusement honorer cette confiance que la France nous a accordée.

Tel est bien notre engagement fondateur, celui que Boissy d’Anglas formula dans son discours – certes emphatique mais visionnaire – à la Convention nationale, le 23 juin 1795 : « Nous proposons de créer un Institut national [qui] honore non seulement la France seule, mais l’humanité toute entière, en l’étonnant par le spectacle de sa puissance et le développement de sa force. »

Toutes les conditions sont reunies pour poursuivre et reussir ce projet magnifique, grace a la volonte partagee et a la salutaire concorde de nos six entites (Academies et Institut).

À ma place, désormais, j’y concourrai de toute mon énergie, habité par la conviction que la culture et le savoir font prospérer l’unité, la force et la grandeur d’une nation.

Je mesure combien notre mission est cruciale et singulière. Nous ne nous prenons pas pour une institution inclassable ou supérieure, une tour d’ivoire jouissant d’un statut que d’aucuns jugent démodé.
Nous formons, dans nos spécificités, un lieu ouvert où peuvent s’exercer librement les travaux scientifiques, littéraires et artistiques, au service de tous. C’est en cela que nous sommes une institution républicaine. C’est en cela que la France montre, en nous plaçant sous la protection du chef de l’État, qu’elle est fidèle à elle-même : une grande nation qui garantit la liberté de pensée, de création et de recherche, en dehors des querelles partisanes. Nous voulons scrupuleusement honorer cette confiance que la France nous a accordée. Tel est bien notre engagement fondateur, celui que Boissy d’Anglas formula dans son discours – certes emphatique mais visionnaire – à la Convention nationale, le 23 juin 1795 : « Nous proposons de créer un Institut national [qui] honore non seulement la France seule, mais l’humanité toute entière, en l’étonnant par le spectacle de sa puissance et le développement de sa force. »

Xavier Darcos, chancelier de
l’Institut de France 

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L'ACADÉMIE FRANÇAISE
L'ACADÉMIE DES BEAUX ARTS
L'ACADÉMIE DES SCIENCES

Conformément aux vœux du philosophe, la Fondation s’est assigné trois missions principales regroupée sous l’intitulé : « Projet Michel Serres ».

  • soutenir l’édition des Œuvres complètes de Michel Serres, reprenant les ouvrages et articles parus, ainsi que les inédits, nombreux, dont lui-même a souhaité la publication posthume ;
  • soutenir les travaux de recherche académiques sur son œuvre et les publications qui se situent dans l’inspiration de sa pensée ;
  • la faire connaître par l’organisation de colloques, de séminaires et de rencontres, en sorte de l’ouvrir sur la philosophie française et sur le monde contemporain, qu’elle a contribué à penser et à définir.

Ces trois objectifs sont étroitement liés, en particulier pour la raison suivante : Michel Serres nous a laissé des archives d’une richesse considérable, témoins de son travail d’écriture quotidien, continu, inlassable, dont l’œuvre publiée ne représente qu’une partie. L’étude de ces documents – brouillons, réflexions personnelles, journal intellectuel, notes de cours, projets d’articles ou de livres, etc. – devrait enrichir considérablement la compréhension de son œuvre, de la genèse et du développement de sa pensée, mais aussi des mouvements qui ont traversé le champ de la philosophie depuis les années 1950, et des enjeux les plus nouveaux du monde d’aujourd’hui et de demain, de la science à la politique, de la nature à l’art, en passant par la philosophie. Il est clair que ces études, outre leur intérêt propre, pourront trouver des débouchés dans la publication de l’édition des Œuvres complètes, et l’enrichir de manière significative, à la fois quant au choix d’inédits, et quant à la rédaction des textes de présentation.

Le projet éditorial

L’édition des Œuvres complètes sera publiée aux Éditions Le Pommier, l’éditeur historique de Michel Serres. La direction en a été confiée à Bernadette Bensaude-Vincent, Roland Schaer et Frédéric Worms.

En l’état, le plan de publication comporte la parution de 13 volumes, prévue de 2022 à 2030.

En guise d’ouverture, seront publiés en 2022 :

  • une édition en fac-similé d’extraits des « cahiers de formation » manuscrits, qui ont représenté, de 1960 à 1973, le support du travail du philosophe
  • une édition intégrale de ces cahiers numérisés

L’édition en a été confiée à Roland Schaer, philosophe et ancien élève de Michel Serres.

Michel Serres avait vivement souhaité que, parallèlement à la publication de livres, son œuvre fasse l’objet d’une édition numérique en ligne, de manière à faciliter la recherche et la circulation dans le corpus ; ce projet est partie intégrante des Œuvres complètes.

La recherche

Pour l’heure, la recherche sur l’œuvre de Michel Serres se développe activement dans le monde académique étranger, notamment anglo-saxon. En revanche, peu de jeunes chercheurs français s’y consacrent pour l’instant. A la faveur de la mise à disposition des archives et de la publication des Œuvres complètes, le moment est venu de susciter des vocations et de les soutenir activement.

La philosophie française contemporaine et le monde de demain

L’œuvre de Michel Serres ouvre sur toute la philosophie française contemporaine, et bien au-delà encore. Il est au cœur de deux étapes majeures de son histoire récente : la pensée « structurale » à laquelle il a fourni ses modèles mathématiques, et la réflexion sur le vivant, qu’il a largement anticipée. Il a également fondé le « Corpus des œuvres de philosophie en langue française » qui sera bientôt accessible sur le net.

Michel Serres a été un défricheur. Pour ne citer que quelques exemples, il a proposé – et incarné lui-même – une nouvelle alliance entre culture philosophique et littéraire d’une part, culture scientifique d’autre part. Il a dessiné les contours d’une philosophie de ce « nouveau monde » que nous habitons, structuré par les technologies de l’information et les réseaux de communication. Il a montré ce que pourrait être, à l’heure où le milieu terrestre est abîmé par l’exploitation que nous en faisons, une nouvelle configuration des droits de la nature. Et il a ouvert bien d’autres chantiers. Autant de champs sur lesquels son œuvre appelle à être continuée.

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